Aaaaahhhh ....
Pour ma part, grands souvenirs aussi, mais bien moins héroïques !
J'ai souvenance d'un Ash fin saoûl du vendredi soir, vi, et pleurant à mon épaule la gueule en biais ("y m'écoutent pô ! bâ pourquoi ?").
Ravie d'avoir pu te servir de canne Cap'tain !
Le samedi matin, la tête qui tourne soudain, au grand brief, l'envie d'en découdre, mais les jambes qui flanchent.
Je me relève, persuadée qu'il FAUT que ça passe et que ça le fera.
Enfin, au milieu des Fiannas, dans la foule, je m'écroule.
Dame Agnès m'a reléguée sous les taillis à l'ombre tandis que 600 gaillards combattent.
Beau spectacle, même si j'aurais préférée être actrice que spectatrice.
Un peu plus tard, endormie sous ma tente (40° à l'ombre), je me réveille au son d'un cor en folie : attaque de camp !!
Je suis encore fébrile, mais une pulsion s'empare de moi.
Je me relève doucement et me saisis de mon épée.
Je ne suis plus Julie, qui a juré de prendre soin d'elle : je suis Brünnehilde !
L'épée, moins d'une minute plus tard, s'abat sur la jambe d'un rouge, maître d'arme de 20 ans, que je retrouverais sur presque tous mes combats. Je me fais évidemment trucider, mais l'adrénaline libérée m'a remis sur pied direct, avec un bon mal de crâne cependant.
Ni une ni deux ! Le combat fini, mes Fiannas débarquent, heureux de me revoir sur pied et avec le sourire. On rempile pour 2h30 de marche forcée dans le sous-bois.
Pas trace de notre mission ? Normal, ce sont d'autres bleus qui nous l'ont souffler sous le nez, ne nous voyant pas revenir !!!
Et puis le samedi soir, la marche forcée à travers la forêt au cours de laquelle je tombe sur un ange fou en armure... Oubliées les Fiannas, perdus de vue les rouges ! Poutrage, banquet et incursion dans la taverne sur les coups de 1 heure du mat.
Mais le monde autour existe encore, un moment d'inattention à discuter avec Sinoke, qui nous a rejoint, et c'est la fin ! Mon bel EM se fait capturer sous nos yeux embués d'alcool.
Enfer et damnation ! On rentre au camp déçus, honteux.
Même pas réussi notre mission personnelle : trouver un endroit tranquille pour boire et discuter.
Enfin, la sauvegarde du fortin du dimanche matin, moment mémorable où je retombe sur Thomas, le jeune maître d'arme, et où cette fois, pour la première fois, je le fais tomber et je meurs avec lui. Petit échange de jetons...
Très, très bons moments, qui ont changé ma vision du monde au moment où je m'y attendais le moins !
Merci encore à tous de votre soutien, de votre présence.